Ahhh. Je sais que tu t'en rappelles.

La première fois que tu l'as eu en main.
Ses couleurs, ses photos, ses titres, avec ses sujets qui te tenaient à coeur. 

Moi aussi, je m'en rappelle comme si c'était hier. J'étais assise à l'arrière de la voiture, les vitres grandes ouvertes à cause de la chaleur d'été. 

C'était les grandes vacances et nous rentrions au gîte, en chemin, on a fait un détour au bureau de presse et ça y est, je l'avais enfin ! 

Mon premier magazine féminin. 

Je devais avoir 14 ans et je lisais pour la première fois " Jeune et Jolie ". 

Une révolution. 

Je me sentais grandir à toute vitesse, comme si je devenais une femme.
Je suis tombée dedans, comme Obélix est tombé dans la potion magique. 

Bien sûr, ça c'était l'effet "lune de miel", après la routine s'est installé, la magie s'est perdue, on s'est éloigné et quand je n'étais plus sous le charme, je me suis demandé : 

" Mais comment j'ai pu être aveugle si longtemps ? "
Décryptage d'une relation qui avait pourtant bien commencé. 


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C'est anti-développement personnel 

En y réfléchissant, là maintenant, est-ce que tu t'es déjà senti une meilleure personne en refermant un magazine féminin ? 

Est-ce que tu as trouvé le monde plus beau ? 

Est-ce que tu étais fière d'y participer ? 

Est-ce que tu avais envie d'être une actrice du changement ? 


Ne me le dit pas. Je le sais déjà. 

Te dire que tu es belle comme tu es. 
Te montrer des femmes comme toi. 
T'expliquer que toi aussi, tu pouvais réussir et réaliser tes rêves, même si tu n'es pas une star.
T'aider à te sentir mieux dans ta peau. 

Tout cela, je ne l'ai pas trouvé, parce que même si je lisais un article sympa, motivant, différent ... Il y avait toujours invariablement quelque chose qui me faisait déchanter. 

Que ce soit des pages modes avec des nanas au physique de coton tige ou des pages shopping, toujours plus nombreuses au fil des années.

Et puis, on était toujours très enclin à me parler de mon physique, parce qu'il fallait vraiment que je l'améliore ! Ben oui. 

Mais au final, à vouloir me demander d'essayer une énième solution-miracle contre les vergetures - on me fait passer tout à fait insidieusement - ou pas d'ailleurs ... - le fait que ce n'était pas joli [donc toi aussi, puisque tu en as] et que c'était mieux de te fondre dans la masse, pour essayer de ressembler à un modèle que je n'ai pas choisi, mais que l'on voulait m'imposer comme étant le seul possible. 

Et puis c'est vrai qu'ils font l'apanage de produits de beauté sains, venant de grandes entreprises, dirigées par des équipes où la parité et l'intégration sont des valeurs fortes. Et bien sûr, qui sont sans produits nocifs, qui respectent l'environnement et les animaux ... Euh ... attends, non en fait.

Comment ça je suis utopiste ? Pas du tout, ça existe. Mais tu ne les trouveras pas là-bas. 

Avant, la petite innocente que j'étais, pensait naïvement qu'ils s'agissait des produits "coups de coeur de la rédac" ... Avant de me rendre compte des grosses ficelles que ça cachait. 

Je sais que je suis virulente, mais je tire mon avis d'un étrange sentiment de me faire avoir sur toute la ligne. 


Malgré tout, je suis restée une bonne décennie sous leur coupe, à vouloir "être à la mode" - OH MY GOD, je me rends compte que ce genre d'expression, ne doit plus du tout se dire à l'heure actuelle ... Eh oui, je viens des eighties baby - à tenter d'accorder mes tenues, à essayer d'avoir la réplique des sacs de créateurs, encore et encore.

Jusqu'à l'épuisement. Parce qu'une penderie remplie, ne fais pas une âme nourrie. 
 

On parle peu de valeurs, de ce qui t'aiderait à te lever heureuse le matin, d'être heureuse en étant toi, de comment avancer quoi qu'il arrive, de trouver la force de te relever dans les épreuves, de surmonter tes échecs.

Bon ok. 

Honte à moi, non seulement j'étais naïve, mais en plus j'étais docile. 

Et puis, j'ai été longtemps malheureuse de ne trouver nul part de fille qui me ressemble. Je me sentais hors normes et je ne parvenais pas à trouver ma place.

Mais que veux-tu, j'ai toujours aimé avoir un modèle à suivre, qui me rassure et m'empêche de me sentir perdue et ainsi douter de moi-même. Mais je ne l'ai pas cherché au bon endroit.


Mais j'ai grandi. J'ai compris. J'ai changé. 

Et aujourd'hui, c'est différent. 

Aujourd'hui, j'ose être moi. 

Même si ça veut dire, que je ne suis pas comme les autres. Même si, je l'ai toujours su, je n'ai pas voulu l'assumer trop longtemps.


J'ai longtemps cherché un magazine où je me retrouve vraiment

J'ai longtemps été sous la coupe des Glamour, Cosmopolitan, Biba.

Quant à la presse people, n'en parlons pas ... À quel moment tu deviens la meilleure version de toi-même, en critiquant les rides, la cellulite, la mine fatiguée, des femmes qui sont simplement ... comme toi ? 

Quand est-ce que tu peux t'aimer toi-même, quand les marronniers des magazines - les sujets récurrents - sont : 

- Perdre du poids 
- Perdre du poids
- Et perdre du poids 

Ils se disent peut-être que de faire avec ce qu'on à et d'apprendre à s'aimer soi-même, diminuerait leurs ventes, mais ils se trompent. Pour preuve, les succès des campagnes Dove, Always, Nike ... qui mettent en valeur les femmes que nous sommes réellement.

Parce que nous avons cruellement besoin de nous retrouver et de nous rassembler avec toutes nos diversités et nos singularités. 

Un moment, j'ai cru avoir trouvé, avec Elle, qui était très engagé, très féministe et puis en fait, ça me déprimait plus encore, parce que ça pointait beaucoup du doigt ce qui n'allait pas et qu'au final, je retrouvais les mêmes thèmes que les autres.  

Entre parenthèses "Marie-Claire", à l'époque où Tina Kieffer était à sa direction, me faisait rêver avec sa mission "Toutes à l'école", est encore celui qui trouve grâce à mes yeux.

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La parenthèse "presse économique"

Bon presse féminine, magazine people, non ... Voyons voir ce qu'il me reste ... Et si j'allais du côté de mes affinités ? 

Vu que je suis passionnée par l'argent et le business, quand il est au service de valeur et de changement pour le meilleur, naturellement, je suis partie dans cette direction. 

Pour du changement de style, on peut pas faire plus éloigné ! 

Langage technique, vision économique, conseils aux salariés, réussite entrepreneuriale, bourse, comptes bancaires, ok c'est sûr, on est dans le monde de la finance.

J'ai joué "double" en misant sur Capital et Management. 

Management étant mon préféré. 

Faut dire que Capital transpire le manque ... Un peu comme l'émission du dimanche soir sur M6 en fait. 

On peut dire qu'ils enquêtent à charge et que tout ce qui ne rentre pas dans leur vision "conventionnelle", est tout de suite suspect. 

Eux dans leur ligne éditoriale, ils ne se mouillent pas et enfoncent des portes ouvertes. 

Leurs marronniers à eux, c'est :

dans quelles villes investir, quels sont les meilleurs placements, etc ... Cool, tu vas me dire, comme ça, tu sais mieux ce que tu dois faire. 


Mouais. 

Au fait ... Je t'ai dit qu'ils transpiraient le manque ? 


Non parce que, tout doit être ultra-sécurisé, sinon, ça ne passe pas les portes de l'imprimerie. 

Oui mais.

Non seulement, ils oublient que ça ne marche pas comme ça, mais en plus, ils fabriquent des gens comme eux : qui transpire le manque. 

L'argent, c'est n'est pas qu'un chiffre qu'il faut veiller à conserver. 

L'argent, c'est le coeur, c'est oser, c'est découvrir. 

C'est faire confiance, croire, parfois se tromper, mais c'est rencontrer, échanger, partager. 

Et tout ça, je ne le retrouve pas chez eux. 


Mais autre chose m'a très rapidement sauté aux yeux. 

90% de cette presse est masculine. 

Là, ils m'ont perdu définitivement. 


Ils font perdurer un système à l'agonie. 

Pourtant, quel dommage. 

Quelle a été ma fierté, quand j'ai vu des femmes en couverture ... 2 fois - en plus de 2 ans ... 


Tu vas me dire qu'ils ne font que montrer ce qui est là et que les femmes sont déjà sous-représentées, donc c'est pas trop de leur faute. 

Re-mouais. 

Si les femmes sont autant sous-représentées, c'est parce qu'on considère que comme elles sont sous-représentées, ça ne vaut pas la peine d'en parler et c'est le serpent qui se mort la queue...

Pourtant des entrepreneuses, des cadres, des dirigeantes, des salariées exemplaires, des femmes courages, des histoires hors du commun, c'est sous-représenté ... pas sous-existant.

Et de surcroît, elles sont bien plus nombreuses qu'on voudrait nous le faire croire. 


Les histoires des entrepreneuses, des cadres, des dirigeantes, des salariées exemplaires, des femmes courages, sont sous-représenté ... pas sous-existantes 

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C'est quand je ne le cherchais plus, qu'il est venu à moi

Ma délivrance est arrivée ... avec une femme.

Merci à Manon d'Ambitions Plurielles de m'avoir fait découvrir cette merveille.

Manon et moi, nous sommes vraiment sur la même longueur d'ondes côté Egalité Femmes/Hommes. 

C'est grâce à elle que j'ai connu "Femmes ici et ailleurs". 

Et si je ne l'avais pas trouvé plus tôt, c'est parce qu'il n'est pas comme les autres. D'ailleurs, ne le cherche pas au bureau de presse, tu ne le trouveras pas. 

Enfin, je me sens bien en lisant ses mots. 

Enfin, je ne me sens plus seule, mais faisant partie d'une communauté.

Enfin, je me sens réconciliée avec le monde, dont on me montre que j'appartiens et auquel je contribue activement. 

Enfin, je me sens vraiment femme, parce qu'ici, je ne suis pas qu'un corps, ou un statut, mais une personne qui fait partie d'un tout.

Enfin, on me montre celles et ceux qui agissent pour rendre le monde meilleur et on me fait comprendre que moi aussi j'ai ce pouvoir fantastique entre mes mains. 


 

Femmes Ici et Ailleurs


Je crois du fond du coeur en ce magazine et j'ai d'ailleurs choisi de contribuer à le faire connaître, je suis donc devenue une de leurs ambassadrices. 

Cet article est un cri du coeur, pour que tu saches qu'un autre chemin est possible. 

Il y a la voie que suis la masse ... et il y a toutes les différentes voies que tu peux choisir d'emprunter. 

Sa devise c'est : 

"Un magazine 100 % inspiration, 0 % publicité"

Le magazine est bimestriel, tu y trouvera des interviews de personnalités renommées mondialement, des portraits de femmes inspirantes, des histoires de femmes qui ont marqués l'histoire, une chronique rédigées par des lycéennes, des pages entrepreneures et économies et bien d'autres choses encore. 

Pour découvrir ce merveilleux magazine à un tarif réduit, rends toi sur le site Editions du 8 Mars et entre le code jemeritemieux 

Tu bénéficieras du tarif préférentiel de 4€ par mois pour ton bulletin téléchargeable, ou d'une réduction de 20% sur le tarif annuel. 

Une des raisons qui font que j'ai choisi de devenir ambassadrice, est du à son système économique. Il est basé sur une égalité économique : en faisant sa promotion, tu touches une commission. 

Mais tu peux aller beaucoup plus loin et monter ton équipe d'ambassadrice et te créer des revenus complémentaires, de manière éthique en propageant un message positif, engagé et fédérateur ; autrement dit, la volonté du magazine est de faire que tout le monde puisse y participer et en profiter. 

Et ça, c'est ce que j'appelle rendre le monde plus juste et je suis heureuse d'en faire partie. 

Si tu veux rejoindre l'aventure comme ambassadrice, laisse moi un commentaire et on en discute 😀





Written by Dominique Touré
Instigatrice en réussite financière, j'accompagne les femmes à devenir plus indépendantes et épanouies, en faisant de l'argent, l'outil qui va concrétiser leurs rêves.

    4 commentaires

  1. Marina 11 mars 2018 at 8 h 49 min Répondre

    Ton article est excellent Dominique, bravous à toi pour ce coup de gueule et cette présentation tout en finesse. Un seul mot : encore !

    • Dominique Touré 11 mars 2018 at 16 h 33 min Répondre

      Coucou Marina,

      Merci beaucoup pour ton commentaire <3
      Ton avis perso et en tant que consœur compte beaucoup pour moi,
      à très vite ^^

  2. david 8 mars 2018 at 17 h 59 min Répondre

    Bonjour,
    côté magazine de mode, j’avoue ne pas avoir trop touché.
    Par contre, j’ai pas mal suivi le magazine mieux vivre votre argent, et j’ai finalement craqué : c’était très répétitif.
    Par contre le profil finance d’un ménage est assez diversifié : des jeunes, des célibataires, des hommes, des femmes, etc…)

    Maintenant je m’oriente sur des magazines plus Modeste, tels que Village qui est plutôt sympa pour voir la France rurale qui entreprend se transforme, innove.

    Ca fait franchement un bol d’air frais, même si j’avoue ne pas trop avoir le temps de les lire! 🙁

    • Dominique Touré 8 mars 2018 at 18 h 04 min Répondre

      Salut David,

      Merci pour ton retour, c’est cool d’avoir le point de vue d’un homme 😀
      Je ne connais pas les magazines que tu cites, mais ça me conforte dans le fait qu’on a besoin de lire des choses positives et inspirantes

      Maintenant pour trouver le temps de les lire, on est tous pareil 😉

      à très vite ^^

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